PMA pour tou·te·s ?

 
"Ce mardi 25 septembre 2018, le Comité Consultatif National d’Éthique a remis son rapport très attendu portant sur plusieurs questions dites de bioéthique : PMA, GPA, accès aux origines, fin de vie.
 
À l’image de son précédent avis de juin 2017, le CCNE s’est prononcé favorablement à l’ouverture de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules. La grande « consultation nationale » qui a abouti à cet avis ne s’était pourtant pas réalisée avec un rapport de force favorable, avec des réunions publiques investies dans une très large majorité par des militant·e·s violemment anti-PMA, anti-IVG et anti-droits LGBTI.
La Fédération LGBTI+ se félicite donc de cette prise de position progressiste et égalitaire, mais regrette qu’elle ne concerne pas toutes les personnes en mesure de porter un enfant (hommes transgenres et personnes intersexes inclus·es).
 
À l’image de son prédécesseur François Hollande, Emmanuel Macron avait dégainé la carte CCNE pour temporiser cette question sujette à vifs débats, particulièrement contestée par les milieux intégristes et homophobes. L’actuel Président, soucieux de « ne pas humilier à nouveau La Manif pour Tous », a aujourd’hui entre les mains 2 avis favorables du CCNE, 1 avis favorable de l’Ordre des médecins, des sondages d’opinion majoritairement pro-PMA pour toutes, et une majorité prétendument du même avis à l’Assemblée nationale.
Le Président de la République, le Gouvernement et le Parlement doivent maintenir agir vite et bien en votant une loi respectueuse de la réalité de la diversité des modèles familiaux, ou en assumant d’être contre cette mesure d’égalité.
 
Alors que la Manif pour Tous et l’ensemble de ses porte-valises sont en pleine tournée médiatique pour annoncer une énième fois l’Apocalypse, en déversant leur haine des personnes et des familles LGBTI+ sous couvert de protection de l’enfant (où est ce zèle lorsqu’il s’agit de combattre les prêtres coupables de violences sexuelles ?), l’intégrité psychologique et physique des personnes LGBTI est en jeu. Depuis fin 2012 et les premières mobilisations de la Manif pour Tous contre la « loi Taubira », les agressions LGBTI-phobes ont considérablement augmenté et ne reculent plus significativement, en raison d’une libération de la parole haineuse.
 
Emmanuel Macron et les parlementaires LREM ne peuvent plus se cacher derrière leur petit doigt et doivent désormais assumer leurs responsabilités."
 
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